21 mars 2008

Métiers d'autrefois...

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Le printemps est propice aux lectures divertissantes et champêtres... Je suis tombée par hasard à la bibliothèque sur un livre intitulé "Dictionnaire des métiers d'autrefois" (de Gilles et Laurence Laurendon). L'énumération des métiers est à la fois succinte et agréable à lire. Par ailleurs, le tour d'horizon de tous ces métiers - qui pour la plupart n'existent plus - met bien en évidence le choc économique qu'à été l'industrialisation pour ces petits métiers...

J'ai toujours défendu le petit commerce de proximité et la relation qu'on peut développer avec les commerçants de quartier... Certes, cela signifie souvent payer un peu plus cher qu'en hypermarché (et encore...) mais cela signifie aussi qu'on prend le temps de la relation avec l'autre... Je connais des villes où cela existe encore, il y a les villes de nos terroirs et villages bien sûr, mais il y a aussi à la lisière de Paris, des villes qui résistent à l'envahisseur et qui disent NON à l'abandon de l'authenticité et au dictact de l'argent... à Malakoff par exemple il y a une foultitude de petits commerces indépendants (des épiciers, des merceries, des marchands de fruits et légumes, des artisans...) qui vivent de leur commerce parce que les malakoffiots ont voulu que cela perdure parce que la "proximité" est plus importante que la dictacture du "tout de suite".

Pour en revenir au livre dont je parle, je vous évoque ici trois métiers d'autrefois :

BUVETIER : c'est l'ancêtre du patron de café. il tint boutique dès le Moyen-Age. Les clients venaient lui acheter leur vinaigre et leur eau-de-vie. Le vinaigre était indispensable dans le vie quotidienne. Il était utilisé dans un très grand nombre de recette de cuisine, permettait de conserver les fuits et les légumes pour l'hiver et était supposé éloigner les maladies ! Quant à l'eau-de-vie, tout le monde en consommait, même les enfants. Pour les artisans et les ouvriers, elle était la boisson du petit déjeuner. L'eau-de-vie était, disait-on, l'eau qui conserve la vie et maintient en bonne santé ! A la fin du XVIII siècle apparurent les premiers cafés parisiens où l'on servait cette nouvelle boisson dont tout le monde parlait : le café.

CHARRON : le charron fabriquait les roues en bois. Chaque village possédait son charron car les voitures à cheval étaient très nombreuses. La fabrication des roues se faisaient surtout l'hiver. Le premier soin du charron était de bien choisir le bois. Il savait juger en un coup d'oeil si un chêne ou un tilleul avait les qualités de souplesse et de solidité nécessaires. Les troncs sciés étaient mis à sécher pendant quatre ou cinq années. L'instrument le plus important, pour la fabrication d'une roue était le compas. A la moindre erreur de mesure, la roue entière était à recommencer ! Une fois la roue taillée, le charron chauffait un cercle de fer aux mêmes dimensions. La chaleur dilatait le fer et le charron déposait le cercle sur la roue. En refroidissant, il se rétracterait pour gainer le bois. Mais le charron n'était pas seulement un fabriquant. L'essentiel de son travail était la réparation des roues. Bien entretenue, une roue pouvait durer une centaine d'années ! Dans les années cinquante, tracteurs et voitures automobiles ont remplaçé les charrettes et le maître charron a dû cesser son activité millénaire.

LAYETIER : c'était le fabricant de coffres. Le coffre fut longtemps l'unique meuble de rangement. La plupart des familles ne possédaient qu'une table, des bancs, des chaises, un lit et un ou plusieurs coffres. Il existait des coffres pour ranger le linge, d'autres pour ranger le grain, etc. La layette était le nom qu'on donnait aux petits modèles où l'on rangeait les vêtements et le linge du nouveau-né.

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