14 octobre 2009
Iconographie et Iconologie : Apollon, Les Muses, Orphée

Apollon, Les Muses et Orphée sont des sujets traités dans la sculpture grecque et romaine dans l'antiquité. Ces thèmes sont un peu oublié durant l'antiquité tardive et le moyen-age et reviennent à la période de la Renaissance vers le 15ème siècle et puis très exploités au 17ème siècle.
Louis XIV utilisera beaucoup le thème d'Apollon.
Il y a bien évidemment une rupture brutale à la révolution sur ces thèmes. Le thème d'Orphée sera très exploité par les symbolistes au 19ème siècle.
APOLLON
Apollon est le fils de Zeus (Jupiter pour les romains) et de Letto. Appolon est un dieu qui préside tous les arts : c'est sa fonction. Il a toujours un attribut qui est une lyre. Il ressemble à un dieu soleil. Apollon se cache derrière un caractère. Il y a un événement qui définit bien Apollon c'est le serpent qui tourne autour de l'arbre. Parfois on le représente avec des flèches (symbolisant qu'on poursuit quelque chose) ou avec des lauriers (symbole de pérennité qui est récupéré par les romains et les chrétiens).
Apollon inspire les artistes, car l'art est lumière solaire, or quand on est artiste on est inspiré donc forcément divin (si on est pas inspiré, on est désordonné et on a plutôt tendance à être destructeur plus qu'à être créatif).
(Lire généalogie des Dieux par Ovide ou Virgile)
LES MUSES
Voir la naissance des 9 muses par INGRES en 1856 (dessin de l'article).
Dans un genre plus lyrique en voici le récit "C'est en Piérie qu'unie au Cronide, leur père, les enfanta Mnémosyne, reine des coteaux d'Eleuthère, pour être l'oubli des malheurs, la trêve aux soucis. A elle, neuf nuits durant, s'unissait le prudent Zeus, monté, loin des Immortels, dans sa couche sainte. Et quand vint la fin d'une année et le retour des saisons, elle enfanta neuf filles, aux cœurs pareils, qui n'ont en leur poitrine souci que de chant et gardent leur âme libre de chagrin, près de la plus haute cime de l'Olympe neigeux. Là sont leurs chœurs brillants et leur belle demeure. Les Grâces et Désir près d'elles ont leur séjour".
Les muses sont 9 (à ce propos vous remarquerez que le chiffre 9 revient très souvent dans ce qui est sacré (la religion, les arts... ce n'est pas anodin) :
Leurs fonctions se sont peu à peu identifiées à des genres littéraires ou artistiques dont elles deviennent en quelque sorte les patronnes :
Calliope
(Calliopê, "qui a une belle voix ") est la première des Muses, dont le rôle est polyvalent : elle est quelquefois considérée comme la Muse de l'éloquence et de l'épopée.
Clio
(Kléiô, "qui célèbre") est la Muse de l'épopée, et par suite de l'histoire.
Erato
(Eratô, "l’aimable ") est la Muse de la poésie lyrique et du chant choral.
Euterpe
(Euterpê, " la toute réjouissante") est la Muse de la danse au son de la flûte ou de la poésie amoureuse.
Melpomène
(Melpoménê, " la chanteuse") est la Muse du chant et de la tragédie.
Polymnie
(Polymnia, "celle qui dit de nombreux hymnes") est la Muse des chants nuptiaux, des chants de deuil et de la pantomime.
Terpsichore
(Terpsichorê, "la danseuse de charme") est la Muse de la danse et de la poésie légère.
Thalie
(Thaleia, "la florissante, l’abondante") est la Muse de la comédie.
Uranie
(Ourania, " la céleste ") est la Muse de l'astronomie.
Thème de l'antiquité si cher à Ovide, les muses reviennent en force au 19ème siècle dans la période dite romantique (Gustave Moreau symboliste issu du romantisme en est un bon exemple).
ORPHEE
Orphée est un mortel qui peut faire le travail d'un Dieu, il est le fils d'une muse et d'un Roi de Trace. On le représente avec une lyre (on ne le confond pas avec Apollon car il a soit un bonnet phrygien soit des animaux autour de lui). Orphée charme les animaux sauvages. Orphée est la paix qui par sa douceur arrive à maitriser la sauvagerie qui est autour de lui.
La légende dit qu' Orphée part avec les Argonautes sur l'Argo (vaisseau). Il va combattre les sirènes/oiseaux dans la mythologie grecque. Puis Orphée rencontre Euridice et cette dernière meurt piquée par une vipère. Pour la ramener dans le monde des vivants, il charme les démons de l'enfer mais il est dit que si ce dernier se retourne pour voir Euridice avant d'avoir gagné la lumière du soleil, cette dernière restera en enfer, et c'est malheureusement ce qu'il fit (voir texte d'Ovide sur le sujet pour avoir l'intégralité de l'histoire qui n'est pas une narration mais plutôt une idée, une pensée).
Pour conclure sur une note légère, je me suis posée la question de savoir quelle muse était la mienne. Je ne vous donne pas la réponse, on verra si vous êtes perspicace ! Et vous ? quelle est la vôtre ?
17:56 Publié dans Histoire de l'Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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