16 octobre 2009

Pourquoi l'Entreprise a perdu la Foi

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Les mutations dont nous sommes acteurs et/ou spectateurs actuellement, sur un plan macro économique et donc par effet collatéral sur un plan micro économique, nous donnent l'occasion non seulement de changer le modèle global mais aussi de remettre les compteurs à zéro individuellement pour s'interroger, conceptualiser une nouvelle vie et se donner les moyens de la mettre en actions.

Bien sûr, qui dit mutation dit capacité d'adaptation et investissement en temps et en énergie (encore la notion d'espace/temps).

D'une part, il y a ceux qui ont peur et préfèrent rester dans leur zone de certitude et de petit confort individuel (c'est malheureux mais on achète avec un bon salaire la liberté des gens et ils l'acceptent) : les incompétents, les paresseux et les négatifs qui disent « Ça ne marchera pas ».

D'autre part, il y a les entrepreneurs qui eux n'ont pas peur mais qui réduisent tellement la stratégie de développement de l'entreprise qu'ils ne créent pas de valeur à long terme. Il ne faut pas confondre "spéculateurs" et "entrepreneurs". Les décisions sont prises au moment présent et servent l'intérêt personnel de quelques uns (surtout ceux qui sont dans leur tour d'ivoire coupés des réalités terrains et des réalités tout court d'ailleurs, d'où des "coups" stratégiques one shot dont les couts et les coups au sens propre se font sentir sur l'ensemble du système).

Cela est moins vrai dans les petites structures où le patron est aussi un meneur terrain et se doit d'être un fédérateur autour du projet de l'entreprise. Le risque c'est de voir revenir un management du type années 50 ou "management par la terreur". Toutes les conditions sont là : crise économique, salariés captifs, managements intermédiaires trop attachés à ses avantages en nature pour "prendre le risque" de les perdre en défendant les équipes, équipes qui, rappelons-le sont souvent employés dans une vision à court terme qui obligent les salariés à changer de poste tous les 3 ans au mieux si le management n'a pas été dégagé entre temps. A changer tous les 6 mois de stratégie on déstabilise les équipes et les entreprises s'effondrent ainsi de l'intérieur.

Au lieu d’entreprendre, on spécule, cherchant seulement à gagner l’étape suivante à tout prix., sans regarder l’impact à long terme.
Dans des périodes difficiles, il est facile de se replier sur soi-même et d'être en mode survie (soit passive soit agressive selon les individus).

Le cycle vertueux qui dit que plus on envoie du positif dans l'univers, plus ce dernier vous le renvoie est la solution au repliement et à l'appauvrissement individuel. N'ayons pas la prétention de dire que l'environnement se rétrécit : c'est notre conscience qui se rétrécit et c'est pour cela que nous pensons qu'il n'y a pas une quantité infinie de champs du possible.

Nos ressources physiques sont peut-être limitées, mais nos capacités d’imagination, d’innovation et d’ingéniosité sont illimitées.

Plus ma vision est grande, plus je peux créer de résultats, et plus je vais attirer des personnes avec qui échanger à la mesure de ma vision. C'est pour cela que je crois à la communauté (d'idée et d'action)

En adoptant une attitude de collaboration au lieu de la compétition, nous pouvons multiplier la puissance de nos ressources de nombreuses fois. Dans une vie passée, cela portait un nom, ça s'appelait le mutualisme. Il est grand temps que nous en revoyons les principes fondamentaux !

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