25 septembre 2009
Petit Manuel de campagne électorale - Quintus Tullius CICERON

Voilà dans un genre "réquisitoire" un ouvrage que nos politiques devrait relire : celui écrit par Quintus Tullius Cicéron (frère du célèbre avocat du même nom) , en 64 .
Ce dernier dispense - sous une forme littéraire qui ne va pas sans rappeler le manuel d'Epictète - des conseils et des méthodes pour mener à bien la campagne électorale de son frère dans le contexte de l'époque politique corrompue qu'on connait où tout est affaire de manipulation comme le démontre Quitus Tullius Cicéron qui en décortique les mécanismes.
"Il y a donc deux carrières susceptibles d'élever un homme au summum de la considération : celui de grand général et celle de grand orateur. Celui-ci maintient les arts de la paix, celui-là écarte les dangers de la guerre. Cependant, d'autres qualités ont une valeur par elles-mêmes : la justice, la loyauté, l'honneur, la modération."
"Rien n'est plus inconstant que la foule, rien n'est plus obscur que les intentions des hommes, rien n'est plus fallacieux que tout le système des comices !"
"N'allez pas croire que ces hommes poursuivent des desseins ordinaires ou qu'ils emploient des méthodes courantes."
Lecture indispensable pour tout dircab et/ou conseiller en communication qui prétendrait avoir atteint ce niveau là !
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10 août 2009
LE MEDECIN FACE AUX PERVERS SEXUELS
Vous vous êtes peut être demandé un jour à quand remontait le fait divers journalistique sur les crimes sexuels….surtout quand on sait que 80 % des affaires jugées actuellement par les cours d’assise sont des affaires de mœurs…
Remontons jusqu’au 19eme siècle, ce siècle est fasciné par les crimes sexuels , il découvre la figure du pervers…au cœur de l’interrogation : la place de la sexualité dans le comportement humain.
A la fin du 19eme siècle, les pionniers de la médecine légale en 1885 instaurent la « criminologie », ce sont des experts du crime dont Paul Brouardel et Alexandre Lacassagne. Cette science observe les criminels, les classent par actes, par cause de déviances.
Dans cette classification de criminels, la typologie des « pervertis » est celle qui intéresse tout particulièrement le monde de la psychiatrie. En 1877, Charles Lasègne (psychiatre spécialiste de l’hystérie) publie un mémoire où il décrit le comportement d’individus qu’il nomme « exhibitionnistes » (mot de son invention) ainsi que leurs motivations à ces actes. L’étude de Lasègne rencontre un écho formidable dans le monde entier.
S’ensuivent d’autres travaux : en 1887 Alfred Binet (psychologue) identifie la catégorie des fétichistes.
Cette même année, le Professeur Ball distingue 4 catégories de perversions sexuelles :
1/ les sanguinaires
2/ les nécrophiles
3/ les pédérastes (homo acceptée)
4/ les introvertis (homo refoulée)
En 1997, le médecin légiste Richard von Kraft Ebing y rajoutera une nouvelle catégorie :
5/ les sadiques (terme inspiré de l’œuvre du Marquis de Sade). Le sadique ayant comme caractéristique la cruauté.
A l’heure actuelle, les criminologues travaillent sur ces 5 familles de pervers sexuels.
Pour approfondir le sujet :
- A. BINET : « le fétichisme dans l’amour (P) 2001 – Editions Payot
- F. CHAUVAUD : « les experts du crime – la médecine légale en France au 19e siècle » - PUF Rennes 2003 S. FREUD : « Trois essais sur la théorie de la sexualité » - Editions Gallimard 1909-1924
- A. THOINOT : « Attentats aux mœurs et perversion du sens génital » 1898
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29 mars 2009
MODE PSYCHO - Ambre Bartok

Excellent ! La journaliste passe au vitriol la biographie (synthétique) d'une cinquantaine de stylistes, de Hubert de Givenchy à Christian Lacroix en passant par Lolita Lempicka et John Galliano...
Une page format 2 x A5, soit une fiche par styliste, agréable à lire et amenant inmanquablement le sourire sur nos visages étonnés.
Pour ma part, j'ai trouvé des similitudes de parcours malgré des débuts différents et des corrélations entre extraction sociale, fonctionnement personnel et signes avant coureur du métier de styliste dans les expériences et / ou réalisations exercées au préalable qui dénotaient déjà les qualités de créateur chez ces futurs stylistes ...
Le livre se lit d'une traite et on en apprend de bonnes... Le contenu reste toutefois consensuel même si le ton se veut confidentiel, comme le certifie elle même l'auteur en citant Jean Cocteau : "Le tact dans l'audace, c'est de savoir où on peut aller trop loin". Ambre Bartok nous donne avec son livre un bel exemple de l'application de cette maxime !
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18 juillet 2008
La grande histoire d'une petite librairie
18/07/2008

Crédits photo : (Mélanie Frey/Fedephoto)
Au coeur du Vieux Paris, Shakespeare and Company célèbre depuis un demi-siècle la littérature et les écrivains anglo-saxons. Visite guidée.
Sise rue de la Bûcherie, mais en vérité quai Montebello, à l'ombre des tours gothiques de Notre-Dame, c'est un sanctuaire d'un autre temps, résistant vaillamment à la furie touristique environnante, à l'agitation consumériste et au zapping culturel. Ancien monastère du XVIe siècle reposant sur des fondations millénaires, la petite boutique est un délicieux anachronisme très bordélique émergeant sur la face du Vieux Paris comme une ultime provocation, en un temps où les énormes enseignes analysent, dissèquent et calculent chaque centimètre linéaire sur lequel elles comptent vendre leurs livres pour mieux en rentabiliser l'espace.
Entrer chez Shakespeare and Company est déjà une expérience qui réchauffe le coeur. Partout, du sol au plafond, dans des niches poussiéreuses, à l'horizontale, à la verticale, en biais, à l'endroit ou à l'envers, des livres, des magazines, des journaux. Anciens, neufs, introuvables ou communs, généralement brochés mais aussi de poche. Partout, des ouvrages en anglais : de littérature, de poésie, de politique, d'histoire. Ou sur Paris. Car l'histoire de Shakespeare and Company est, au fond, très parisienne.
Des clients qui ont pour nom Burroughs, Ginsberg, Corso...
C'est en 1951, dans une ancienne épicerie arabe, que George Whitman ouvre le Mistral, rebaptisé Shakespeare and Company dès 1964 en hommage à la mythique librairie de Sylvia Beach (voir encadré). Whitman habite Paris depuis cinq ans et souhaite y perpétuer la mission de Beach : faire connaître et aider les écrivains anglo-saxons. Whitman est ami avec Lawrence Ferlinghetti, qui file bientôt à San Francisco, terre beatnik par excellence, pour ouvrir sa propre librairie, City Lights, à l'origine cousine de Shakespeare and Company (devenue depuis un business très rentable et plus très beat, à mille lieues du poétique capharnaüm de Whitman...). Les écrivains beat, eux, arrivent en masse à Paris à la fin des années 1950 et logent pour la plupart au décadent Beat Hotel du 9, rue Gît-le-Coeur, à Saint-Michel, c'est-à-dire à un jet de seringue du Mistral. Rapidement, cette clique révolutionnaire et irrévérencieuse prend ses quartiers à la librairie de Whitman. Burroughs y consulte les dictionnaires médicaux pour alimenter en détails crédibles son Festin nu, Corso y vole des livres au point de se voir interdire l'accès du magasin, Ginsberg n'a pas encore touché au LSD et affiche sa ronde bonhomie devant les Américains en transit, médusés de trouver en plein Paris médiéval ce qu'ils ne sauraient jamais rencontrer chez eux. Il faut dire que Shakespeare and Company, au début des années 1960, incarne la cathédrale beat idéale : après des voyages en Amérique centrale où il a été très impressionné par l'hospitalité des populations locales, Whitman décide d'héberger écrivains et voyageurs de passage. La boutique propose, au-dessus d'un dangereux escalier en colimaçon, des petites pièces où, au milieu d'autres livres et magazines, les heureux élus peuvent poser leur sac à dos et disposer d'un matelas quelques jours, quelques semaines, moyennant un peu de cuisine, de ménage, de présence en caisse... ou pas : si cela les ennuie, il ne faudrait pas non plus les exploiter, n'est-ce pas...
Et tout est resté ainsi, les nouveaux auteurs anglo-saxons attirant de nouveaux clients - souvent jusqu'à minuit. Il y a peu, Paul Auster y donnait l'une des lectures animant régulièrement cette caverne d'Ali Baba du lecteur et du bibliophile. Les cheveux de George Whitman ont blanchi - il a 95 ans - et c'est aujourd'hui sa fille, prénommée Sylvia Beach (!), qui tient les rênes de cette institution livresque. La fontaine sans eau mais pleine de pièces de monnaie trône toujours au milieu du magasin, comme la devise « Live for Humanity » ornant sa base. La boutique est truffée d'originaux, manuscrits et tapuscrits signés à la main par Anaïs Nin, qui adorait l'endroit et en parle joliment dans son journal parisien, Henry Miller, Lawrence Durrell, Allen Ginsberg, William Burroughs, etc. Et il n'est pas rare que les clients trouvent, nichés dans quelque ouvrage poussiéreux, des liasses de billets de 100 ou 500 francs que Whitman avait glissés un jour, ce gestionnaire catastrophique finissant par les y oublier.
Les anglophones ont bien de la chance. Qui ne rêve pas secrètement d'un Shakespeare and Company aussi beau, aussi gai, aussi convivial, consacré aux livres de langue française ? On appellerait l'endroit Rabelais et Compagnie, bien sûr.
Shakespeare and Company, 37, rue de la Bûcherie, Paris Ve, ouvert tous les jours de 10 h à 23 h. Pour la liste des événements, rencontres et lectures : www.shakespeareco.org/events.htm
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13 décembre 2007
ELOGE DU DESIR - BLANCHE de RICHEMONT
Excellent ouvrage qui traite du désir dans le sens « moteur » de nos vies, de quoi s’interroger sur le visage que nous mettons au mot désir…
Passages choisis :
1 - LE FOYER DU DESIR
« Le désir est l’essence de l’homme » SPINOZA
Tu es ce que tu cherches…
Le désir le plus évident, n’est pas celui que l’on ne remet jamais en cause, mais celui auquel on revient le plus souvent.
Se choisir : pour s’approcher de cette évidence qui nous anime, nous devons nous simplifier. Etre simple, c’est être vrai, confiant, centré sur l’essentiel que nous avons choisi et non que nous nous sommes imposé. Nous avons besoin de schémas, de structures mais il faudrait se glisser en eux par choix et non par fatalité. Nous pouvons sans cesse nous réinventer. Nous sommes plus nuancés, plus riches, plus fous que tous les schémas. Ils ne sont que des refuges de passage.
On n’échappe pas à soi-même
« Le génie, c’est d’être soi-même » HUGUENIN
2- CROIRE
Il ne s’agit pas de vouloir, car la volonté est une faculté de l’entendement. Or on ne choisit pas son désir, il s’impose à nous.
Par-dessous tout… : Il m’est arrivé de lutter contre un amour pendant des années. J’avais beau me raisonner, j’avais beau l’insulter en silence, me persuader que je perdais mon temps et bientôt mon âme, c’était toujours à lui que je revenais. J’avais tort de lutter. Le cœur savait ce qu’il faisait. Cet amour passé me porte encore aujourd’hui. C’est en cela qu’on reconnait le mystère : lorsque notre désir résiste à toutes les épreuves. S’il meurt de lui-même dans l’obstacle, c’est qu’il n’avait pas de valeur d’essentiel. Il n’était pas guidé par plus haut que lui.
3 - DELIVRANCE
« Agir, c’est trouver le repos » PESSOA
En amour, on croit se libérer de soi. Or, par son regard, l’autre nous ramène à nous-mêmes.
Le plus grand cadeau que l’on puisse faire à l’autre est de lui accorder une attention dépourvue de tout projet. Il doit rester une fin et non un moyen. Etre pour soi-même un tout et ne rien attendre.
4 – VIVRE DANS L’INSTANT
Lorsqu’on se laisse surprendre par l’instant, la vie devient un appel.
« Ceux qui refusent le combat sont plus grièvement blessés que ceux qui y prennent part » OSCAR WILDE
Ne pas espérer : agir.
Il vaut mieux vivre ses désirs, se laisser déchirer, bousculer par eux que de rêver sans cesse à un avenir meilleur. Il n’arrive jamais. Les heures les plus légères, les plus heureuses naissent par surprise, elles ne se programment pas.
5 – REVER D’IMPOSSIBLE
Ce qui nous arrive est conditionné par ce qu’on donne de nous. Il n’y a pas de fatalité. Certains se laissent ensevelir sous les pierres qu’on leur lance, d’autres construisent une muraille, d’autres encore leur royaume. C’est notre désir d’être au monde qui détermine notre façon d’évoluer. Nous sommes déchantés car nous le voulons bien. C’est une vision de l’esprit.
Nous avons perdu le rêve : comment avancer si nous avons perdu l’impossible ?
Nous n’avons pas tant besoin de repos. C’est l’inertie de notre âme qui nous éreinte. Comme si le fait d’avoir perdu la foi nous empêchait de nous élever.
Nous donnons trop d’importance à nos lamentations. On s’inquiète de nos souffrances quand il faudrait seulement les laisser nous traverser. Elles font partie de la vie. Elles ne sont pas si graves. C’est leur faire trop d’honneur que de les laisser nous désenchanter. Il y a tant à vivre, à dévorer, à découvrir, à bouleverser. Consentir à une fatigue générale, c’est occulter l’abondance qui nous habite.
6 – LIBRE
Notre vie intérieure est la seule chose qu’on ne pourra jamais nous enlever. Elle est la garante de notre liberté. Un refuge inattaquable.
« Agis comme si tu devais mourir tout de suite après » EPICTETE
Le défi d’une vie est de ne plus faire qu’un avec son désir.
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14 février 2005
Vaincre la peur - Dr Jampolsky

En fait, ce livre s’inscrit dans les courants New Age axés sur le comportementalisme et le re-conditionnement mental. Pour le thème qu’il traite, le Dr Jampolsky part du postulat que toute émotion négative (le ressentiment, la haine, la colère, la critique, le jugement, la frustration, etc…) provient de l’empreinte de la peur que les événements de notre passé a laissé sur nous et de la distorsion que la peur entraîne. Et tant que nous ne sommes pas libérés de cette peur nous ne pouvons vivre notre présent de façon sereine et saine , or, la seule personne qui peut décider d'en sortir c'est nous-mêmes !
Voici donc les enseignements qui ressortent de ce livre et que je vous livre par points-idées pour que ce soit plus facile à lire :
Quand nous percevons une autre personne comme nous « attaquant », nous nous mettons en général sur la défensive et trouvons un moyen direct ou indirect, d’ « attaquer » en retour. L’attaque naît toujours de la peur et de la culpabilité. L’attaque ne fait, en réalité, que perpétuer le problème. Nous semblons oublier qu’ « attaque » et « défense » ne nous apportent pas la paix intérieure.
Nos tentatives pour « corriger » les autres, même quand nous croyons leur offrir une critique constructive, ne sont bien souvent que des attaques pour leur démontrer qu’ils ont « tort » et que nous avons «raison ». Il nous serait utile d’examiner nos motivations. Enseignons-nous l’amour ou faisons-nous la démonstration de l’attaque ?
Le Pardon est l’abandon du passé et, par conséquent, le moyen de corriger nos erreurs de perception.
Nous trouvons la paix de l’esprit lorsque nous mettons toute notre attention dans le « don » et ne désirons ni obtenir quelque chose d’une autre personne ni la changer.
Bien souvent, nos pensées, nos dires et nos actions sont dénués d’amour. Si nous voulons la paix de l’esprit, il est essentiel que nos communications avec les autres apportent un sentiment d’union. Pour avoir la paix intérieure, il est nécessaire d’accorder ce que nous pensons avec ce que nous disons et faisons.
L’usage de mots « négatifs » (impossible, ne pas pouvoir, essayer, limitation, difficile, devoir, il faut….) entretient dans notre mental le pouvoir d’un passé coupable et d’un futur effrayant. En conséquence, nos sentiments de conflit ne peuvent être que renforcés.
VAINCRE LA PEUR :
Je ne suis jamais perturbé pour la raison que je crois : en fait mon trouble vient de ma peur or ma paix ne vient que de moi-même et ne peut pas venir d’ailleurs.
Je suis décidé à voir les choses différemment. Maintenant je reconnais que seules les décisions que je prends peuvent déterminer mes actions. Je ne suis pas un robot.
Je peux échapper au monde que je vois en renonçant à mes pensées négatives qui l’entretiennent. Je reconnais aujourd’hui que mes pensées agressives envers autrui sont en fait dirigées contre moi.
Je ne suis pas la victime du monde que je vois. Ce que je vois dans le monde reflète ce que j’ai d’abord vu en moi. Les éléments épars de ma vie quotidienne reflètent le chaos que je vois en moi-même.
La peur ne se justifie sous aucune forme : il m’est possible d’être préoccupé par les peurs issues du passé ou les rêves concernant le futur, mais je ne peux vivre que dans le moment présent. Aujourd’hui, chaque fois que je serai tenté de vivre dans le passé ou le futur, je me rappellerai que : je peux vivre ici et maintenant sans rien avoir à craindre.
CONCLUSION :
Je suis responsable de ce que je vois. Je choisis les sentiments dont je fais l’expérience et je décide du but que je souhaite atteindre. Tout ce qui m’arrive, je l’ai voulu et je reçois ce que j’ai demandé…
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