26 novembre 2009

l'Economie shadokienne

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La crise a eu deux impacts positifs : 1/ on a redécouvert le client 2/ on sait maintenant - preuves à l'appui - que les économistes disent n'importe quoi (en plus d'être pétris de certitudes d'un autre temps...).

Souvenez-vous des shadoks, excellente série dénonçant l'absurdité du Système organisé par les humains :

« À gauche du ciel, il y avait la planète Shadok... Elle n'avait pas de forme spéciale, ou plutôt elle changeait de forme. Dans le monde des Shadoks, l'espace est représenté comme un plan, et comme tel il est plat. Il n'a donc pas de profondeur (comme tout l'univers Shadokéen), seulement le haut et le bas, la gauche et la droite. La planète Shadok change de forme. C'est un grand danger pour les Shadoks puisque cela les fait trébucher, et ils risquent de tomber dans le grand vide interstellaire. C'est cet aspect peu pratique qui les poussera au cours de la série à émigrer vers d'autres lieux, avec difficulté toutefois"

Moi je dis que la crise a révelé un nouveau genre concurrençant l'enseignement de Keynes : l'économiste shadokien ! Bientôt il y en aura bien un pour nous dire - fidèle à l'Ecole Shadokienne - que "s'il n'y a pas de solution c'est qu'il n'y a pas de problème !"...

03 novembre 2009

Le secret

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Tous les règlements de compte par livres et procès interposés qui agitent la presse française ces temps-ci sont bien révélateurs du fait qu'il ne se passe pas grand chose, et pour cause : celui qui détient un vrai secret à deux responsabilités : 1/ garder ce secret c'est-à-dire ne le révéler à personne et surtout pas à ses proches (car on est jamais aussi bien trahi que par son entourage) 2/ faire diversion pour protéger ce secret s'il se retrouve exposé en première ligne.

De toutes les vertus qu'on peut attribuer à un individu : la vertu la plus haute est celle qui consiste à être loyal envers lui-même c'est-à-dire à ne jamais compromettre son intégrité morale au regard de ses propres valeurs.

Le coup d'état permanent médiatique, c'est un peu comparable à la structure des poupées russes, ou encore au cercles hiérarchiques ou encore au clair obscur : qui ou quoi protège-t-on ? pour voir d'où vient le tir, il faut souvent regarder à contre vue... D'autant qu'au moment où le sujet est traité il est déjà devenu autre car l'information a toujours du retard sur la réalité...

Le secret étant justement le secret, quelle vanité d'imaginer qu'il sera révélé aux non initiés ! Ce qui rend folle l'opinion publique c'est de se sentir exclue du Saint des Saints ! voilà pourquoi, friande de "révélations", elle se précipite sur les hypothèses les plus folles et rend bien service à ceux qui sourient intérieurement en déplaçant leur pion sur le grand échiquier du Pouvoir...

23 octobre 2009

Avez-vous l'esprit d'entreprise ?

profil-type-auto-entrepreneur.jpg Propos recueillis lors des Salons des Entrepreneurs 2006, 2007 et 2008

 

« Créer une nouvelle entreprise, c’est prendre des risques et pour prendre de tels risques, il faut aimer ce que vous faites ! » Bill GATES Fondateur de Microsoft Corp. (51 milliards de dollars de CA)


« Il faut être moyennement intelligent, moyennement courageux et ni plus nimoins instruit, intrépide ou inconscient que les autres. En revanche, il faut avoir une bonne santé, être bien marié, avoir une volonté, une détermination et une persévérance à toute épreuve. » Jacques SINGER Président d’honneur du Salon des Entrepreneurs


« Je n’ai pas le baccalauréat, ça m’a donné une espèce d’esprit libre. […] Moi, j’étais ouvert et j’avais envie de défendre une cause ! » Serge PAPIN Président-directeur général du groupe Système U (16 milliards d’euros de CA)


« Le moteur, en ce qui me concerne, était ma propre personnalité. C’est-à-dire que je suis incapable d’être salariée quelque part. […] Et lorsque j’ai pris conscience de ça, j’ai décidé que je serai un entrepreneur ! » Aude de THUIN Présidente et fondatrice du Women’s Forum for the Economy and Society (un des 5 premiers forums d’influence au monde)


« J’ai posé le concept sur une feuille de papier et on a dit, Banco : on démarre ! » Jacques-Antoine GRANJON Président et cofondateur de venteprivee.com (360 millions d’euros de CA)


« Je n’avais pas l’ambition de devenir le N°1 européen mais je crois qu’il faut avoir dans l’idée d’amener quelque chose de nouveau. » Franck PROVOST Président du groupe Provalliance (N°2 mondial de la coiffure, 220 millions d’euros de CA).


« Parce que j’ai travaillé pour d’autres, ça m’a permis d’apprendre qu’avoir une entreprise était possible ! » Éric BOMPARD Président de Bompard (Leader français sur le marché du pull en cachemire – 40 millions d’euros de CA)


« Je crois que la passion, c’est l’aventure humaine. Je suis arrivée pour rendre service à un moment critique d’une PME ; et puis j’ai appris. » Catherine BARTHELEMY Présidente-directrice générale de Manuloc (Spécialiste européen des

solutions de manutention – 119 millions d’euros de CA)


« Il ne faut pas être obsédé par ça mais plutôt parce que l’on va faire et y mettre de la valeur ajoutée !» Luc BESSON Producteur et réalisateur de films, fondateur de la société de production EuropaCorp.


« Ce qu’il y a de merveilleux dans les crises c’est qu’il y a l’échec ! Et dans l’échec, il y a de l’énergie ! […] Il n’y a aucun bébé qui marche du premier coup. Par succession d’échecs, il va apprendre ! » Jean-Claude BIVER Dirigeant des montres Hublot (Leader sur le marché des montres de luxe – 92 millions d’euros de CA)


« On est tous pareils face au risque. Il faut avoir peur ! C’est ce qui me motive aujourd’hui. »

Marie RIGAUD Fondatrice du Festival de Pérouges (Festival qui attire plus de 15 000 visiteurs)


« On parle du risque mais on ne parle pas assez du bonheur d’entreprendre ! » Alain DUCASSE Fondateur de l’empire d’hôtellerie-restauration groupe Alain Ducasse


« Tout chef d’entreprise doit posséder de nombreuses qualités. Vous devez comprendre ce que faire des affaires signifie réellement. Savoir à combien vont se monter vos dépenses. Cela doit être inné. Il faut également être un bon vendeur. Il ne s’agit pas seulement de convaincre les clients d’acheter vos produits mais aussi de réussir à obtenir des crédits ou de convaincre les gens de venir travailler avec vous. » Bill GATES Fondateur de Microsoft Corp. (51 milliards de dollars de CA)


« La différence entre la réussite et l’échec ? La réussite c’est une succession de bonnes petites décisions prises au bon moment. L’échec c’est une succession de moins bonnes petites décisions prises au bon moment» Jacques SINGER Président d’honneur du Salon des Entrepreneurs

16 octobre 2009

Pourquoi l'Entreprise a perdu la Foi

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Les mutations dont nous sommes acteurs et/ou spectateurs actuellement, sur un plan macro économique et donc par effet collatéral sur un plan micro économique, nous donnent l'occasion non seulement de changer le modèle global mais aussi de remettre les compteurs à zéro individuellement pour s'interroger, conceptualiser une nouvelle vie et se donner les moyens de la mettre en actions.

Bien sûr, qui dit mutation dit capacité d'adaptation et investissement en temps et en énergie (encore la notion d'espace/temps).

D'une part, il y a ceux qui ont peur et préfèrent rester dans leur zone de certitude et de petit confort individuel (c'est malheureux mais on achète avec un bon salaire la liberté des gens et ils l'acceptent) : les incompétents, les paresseux et les négatifs qui disent « Ça ne marchera pas ».

D'autre part, il y a les entrepreneurs qui eux n'ont pas peur mais qui réduisent tellement la stratégie de développement de l'entreprise qu'ils ne créent pas de valeur à long terme. Il ne faut pas confondre "spéculateurs" et "entrepreneurs". Les décisions sont prises au moment présent et servent l'intérêt personnel de quelques uns (surtout ceux qui sont dans leur tour d'ivoire coupés des réalités terrains et des réalités tout court d'ailleurs, d'où des "coups" stratégiques one shot dont les couts et les coups au sens propre se font sentir sur l'ensemble du système).

Cela est moins vrai dans les petites structures où le patron est aussi un meneur terrain et se doit d'être un fédérateur autour du projet de l'entreprise. Le risque c'est de voir revenir un management du type années 50 ou "management par la terreur". Toutes les conditions sont là : crise économique, salariés captifs, managements intermédiaires trop attachés à ses avantages en nature pour "prendre le risque" de les perdre en défendant les équipes, équipes qui, rappelons-le sont souvent employés dans une vision à court terme qui obligent les salariés à changer de poste tous les 3 ans au mieux si le management n'a pas été dégagé entre temps. A changer tous les 6 mois de stratégie on déstabilise les équipes et les entreprises s'effondrent ainsi de l'intérieur.

Au lieu d’entreprendre, on spécule, cherchant seulement à gagner l’étape suivante à tout prix., sans regarder l’impact à long terme.
Dans des périodes difficiles, il est facile de se replier sur soi-même et d'être en mode survie (soit passive soit agressive selon les individus).

Le cycle vertueux qui dit que plus on envoie du positif dans l'univers, plus ce dernier vous le renvoie est la solution au repliement et à l'appauvrissement individuel. N'ayons pas la prétention de dire que l'environnement se rétrécit : c'est notre conscience qui se rétrécit et c'est pour cela que nous pensons qu'il n'y a pas une quantité infinie de champs du possible.

Nos ressources physiques sont peut-être limitées, mais nos capacités d’imagination, d’innovation et d’ingéniosité sont illimitées.

Plus ma vision est grande, plus je peux créer de résultats, et plus je vais attirer des personnes avec qui échanger à la mesure de ma vision. C'est pour cela que je crois à la communauté (d'idée et d'action)

En adoptant une attitude de collaboration au lieu de la compétition, nous pouvons multiplier la puissance de nos ressources de nombreuses fois. Dans une vie passée, cela portait un nom, ça s'appelait le mutualisme. Il est grand temps que nous en revoyons les principes fondamentaux !

23 septembre 2009

Frédéric MITTERRAND

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Frédéric Mitterrand a tous les talents. Il a tous les talents parce que son don premier est la passion de la vie.

Sa première passion c'est bien sur le cinéma, les plus âgés se souviendront de son incomparable "Bonsouarr" (suivi d'un petit geste de tête vers la droite furtivement) lorsqu'il nous racontait de sa voix profonde l'histoire des tragédies des stars dans "Etoiles et Toiles" sur TF1 (qu'il quitte en 1988 avec fracas).

Homme qui ne compromet jamais son intégrité ni dans ses choix ni en politique, on se souvient aussi que récompensé en 1990 par un « 7 d'Or » pour son émission de variétés « Carte blanche à Frédéric Mitterrand », il dépose son trophée par terre là où, selon lui, « se trouve le service public ».

I have a dream : celui qu'au soir de ma vie, Frédéric Mitterrand - où qu'il soit à ce moment là - écrive mon oraison funèbre avec ses mots à lui, ses mots qui, comme la prière , consolent et libèrent...

"Un écrivain est essentiellement un homme qui ne se résigne pas à la solitude. Chacun de nous est un désert."  - François Mauriac, Dieu et Mammon



25 février 2009

Quand changer de logo ?

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Logo Caisse d'Epargne en 1950

De 1950 à 1975 l'écureuil (logo de la Caisse d'Epargne) était tourné vers la gauche, puis à partir de 1975 on décida de le tourner vers la droite, ce qui était plus symbolique car il était ainsi tourné vers l'avenir...

Dès 1991 le logo est entièrement rouge, symbole du dynamisme commercial du groupe et de sa politique de diversification.

Depuis deux ans, l'écureuil est devenu un animal de saga à part entière, symbolisant ainsi l'interactivité de la banque avec ses clients.

Il est passionnant d'observer l'évolution des logos et surtout ceux des marques car ils sont le reflet de l'état d'esprit de notre époque et ils en marqueront les tendances dans l'Histoire de l'économie...

A quelles occasions une Entreprise change-t-elle son logo ou le fait-elle évoluer ? Plusieurs cas de figures reviennent :

– le changement de dénomination de l'entreprise
– les changements stratégiques
– la fusion d'entreprises
– Le désaveu par le public de l'image de Marque de l'entreprise (c'est le cas lors de scandales) ou pour tourner la page d'une époque révolue
– l'ouverture des marchés publics à la concurrence
– ...

 

20 novembre 2008

FED, G7 et autres confréries...

réunion Fed et G7 octobre 2008 à Washington sur crise financière.jpg

Le paraverbal parlera toujours plus que les mots : les journalistes le savent bien et rien ne vaut une bonne photo pour faire passer le message voulu...

Pour exemple cette photo (Sources : le Monde de lundi 13 octobre, qui montre le président de la FED Ben Bernanke (à gauche), les ministres des finances et les banquiers centraux des pays du G7 lors d'une réunion le 10 octobre 2008 à Washington portant sur la crise financière).

Elle illustre bien la situation chaotique du système que nous vivons en ce moment en terme de cohérence de communication politique (mais en réalité nous savons tous que ça fait déjà 50 ans que le cauchemar a commencé, simplement face au mur de la crise boursière, il est temps de collaborer à nouveau).

Sur la photo : on voit Ben Bernanke (qui accuse sur la plupart des photos récentes des cernes de plus en plus impressionnantes)  suivit de son dircab qui partent dans un sens, deux banquiers plus haut qui font le papotage et qui n'avancent pas, un banquier qui descend tout seul et tout droit, un autre tout seul aussi mais qui observe ce qui se passe, et Christine Lagarde qui marche en canard derrière deux banquiers qui vont eux aussi dans un autre sens : Bref si on résume : 9 personnes = 5 chemins différents.

Bien sûr, le choix du journaliste n'est pas innocent mais est avant tout une très bonne photo d'actu presse...

 

 

18 novembre 2008

Crédit Agricole - Slogans et signatures

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"Le bon sens près de chez vous" ou "L'imagination dans le bon sens" sont les slogans du Crédit Agricole durant 30 ans (de 1976 à 2006) pour devenir plus récemment "Une relation durable, ça change la vie" (dès 2005).

Le concept du «bon sens», a été imaginé en 1976 par Christine Arfeuillères, conceptrice-rédactrice chez Havas Conseil, en référence aux origines mutualistes de l'établissement bancaire. «Dans les villages français, on voyait souvent deux panneaux indiquant l'un la mairie, l'autre le Crédit agricole, se souvient-elle. J'ai donc repris ce symbole et ajouté la signature "Le bon sens près de chez vous"».

Encore aujourd'hui, ce slogan illustre les deux atouts du Crédit agricole: la sagesse des gens de la terre et la proximité des agences.

Courant 2003, après l'acquisition réussie du Crédit Lyonnais, la banque mutualiste compte affiner son message hors de l'Hexagone avec un plan de développement stratégique 2005 - 2008 axé sur des acquisitions à l'international. Bien que déjà présente dans soixante pays, elle souhaite plus que jamais accompagner l'internationalisation du secteur bancaire. Mais «Le bon sens» peut-il faire carrière dans le monde entier en tant que slogan malgré les différences culturelles? C'est pourquoi sur la base de cette problématique et peut être aussi pour cadrer avec les politiques massives de CRM intensives en marketing relationnel , la signature du Crédit Agricole devient "Une relation durable, ça change la vie".

Ce dernier choix n'a pas forcément bonne presse auprès du public et des petits actionnaires pour qui "Le bon sens", c'est l'âme du Crédit Agricole.» Lors de l'Assemblée Générale du Groupe qui se tenait à Nantes le 21 mai dernier, "un retraité du Crédit Agricole, qui dit avoir placé toute son épargne en actions de la banque, frappe les esprits en calculant que les 4 milliards perdus équivalent à "16.000 villas à 250.00 euros, soit toute une petite ville". Et lance aux dirigeants: "j'espère que vous mettrez toute votre énergie à rebâtir la confiance des sociétaires, entamée par la crise", puis il ironise sur le slogan "le bon sens près de chez vous", qui a longtemps été celui du Crédit Agricole avant d'être remplacé en 2005 par "une relation durable, ça change la vie". "Il faudra revoir cette formule", lance-t-il sous les applaudissements de la salle.

15 novembre 2008

Richard BRANSON

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L'Anglais Richard Branson est sans doute le grand patron le plus haut en couleur de la planète. Lui qui, pour le plaisir, a multiplié les activités les plus diverses au sein de son groupe Virgin (agroalimentaire, banque, aéronautique, tourisme spatial....), est également un adepte des bons mots.

Richard Branson est né le 18 juillet 1950 à Shamley Green au Royaume-Uni. Il a fondé le groupe Virgin à partir d'un magazine étudiant lancé dès ses 16 ans suivi d'une maison de disques, Virgin Record, qui se fera une spécialité à ses débuts des chanteurs de la vague hippie. Tout au long de sa carrière, Richard Branson diversifiera son groupe, qui compte aujourd'hui une vingtaine de filiales, dont les plus connues sont la compagnie aérienne Virgin Atlantic ou encore les magasins Virgin Megastore (propriété en France de Butler Capital Partner).

"Fantasmer sur le futur est mon passe-temps préféré."

"Les opportunités d'affaires sont comme les bus, il y en a toujours une qui arrive."

"Parce que je ne vois pas Virgin comme une société mais comme un mode de vie et que j'en profite pleinement, je ne pense pas que je prendrai ma retraite un jour."

"Heureusement, nous ne sommes pas une société cotée : nous sommes un groupe privé de sociétés et je peux faire ce que je veux."

"Les yachts ridicules ou les jets privés et les limousines ne rendront pas les gens heureux et cela envoie de terrible message aux personnes qui travaillent pour eux."

"Si vous pouvez diriger une affaire, vous pouvez diriger toutes les autres."

"Passez trois mois à diriger une affaire ou à essayer d'en monter une et vous en apprendrez autant qu'en trois ans passés dans une business school."

"La marque est tout. Une fois, une jeune fille m'a dit que je pourrais être connu parce que je ressemblais à Richard Branson !"

"Le meilleur moyen de devenir millionnaire ? Empruntez cinq livres sterling à chaque personne que vous rencontrez."

"Je ne me suis jamais lancé dans un business uniquement pour gagner de l'argent. Si cela doit être l'unique motivation, alors je pense qu'il vaut mieux rester chez soi."

"J'ai bien plus profité de la vie en disant oui qu'en disant non."

"Je ne fais jamais appel à des comptables avant de me lancer dans une affaire."

18 octobre 2008

I Have A Dream !

barak-obama.jpgEn novembre prochain les américains vont choisir leur Président...

Je croise les doigts pour que leur choix se fixe sur Barack Obama (déjà il a un nom de star et il en a l'aura...).

En ce qui me concerne, je choisis Obama car :

1/ Il est représentatif de ce qu'est l'Amérique en terme de métissage (sa mère était blanche, son père noir),

2/ Nous sommes à l'aube du XXIème siècle : il est urgent d'arrêter toute pensée androcentrique qui dit que le fait d'être foncé de peau classe dans une sous-catégorie, surtout que cette couleur de peau est majoritaire aux Etats-Unis ...

3/ De même que nous allons être contraint de changer les règles de fonctionnement de l'Economie mondiale (ce qui aurait du être fait d'ailleurs déjà lors du Krach d'octobre 1987 (*)), je vois dans l'élection d'Obama le signe évident d'un monde en mutation de manière irrémédiable et que ce renouveau annonce la fin d'un cycle qui n'aura pas de retour en arrière : on ne peut plus fonctionner de manière binaire avec les clichés actuels qui ne sont pas si éloignés du XIXème siècle quand on observe les sociétés par critère de positionnement (homme ou femme, noir ou blanc, riche ou pauvre, diplômé sup ou pas diplômé sup, homo ou hétéro...)

Comme je pense que ce sont les épreuves vécues ou subies dans l'enfance et l'adolescence d'un individu qui forgent la personnalité d'un individu et qui font pressentir parfois les destins exceptionnels, voici un résumé de celle d'Obama (qui n'est pas ordinaire) pour mieux cerner l'homme :

Origines familiales, enfance et jeunesse

Barack (béni en arabe et swahili ; cf. Baroukh en hébreu) est né le 4 août 1961 au centre médical de Kapiolani à Honolulu. Ses parents se sont rencontrés à Hawaii alors qu'ils étaient jeunes étudiants.

Son père, Barack Obama Sr. (1936-1982) est kenyan ; fils d'un guérisseur de l'ethnie Luo, il est éduqué dans la religion musulmane mais il est néanmoins athée. Jeune cuisinier des colons d'Alego au bord du lac Victoria, il entre à l'école des missionnaires qui lui paieront ses études à Nairobi avant de l'envoyer poursuivre un cursus d'économétrie à l'université d'Hawaii où il fonde l'association des étudiants étrangers et obtient les meilleures notes de sa promotion.

Sa mère, Stanley Ann Dunham (1942-1995), est née sur une base militaire du Kansas dans une famille américaine et chrétienne, mais est elle-même agnostique. Elle est l'enfant de Stanley et Madelyn Dunham.

Son père, après avoir combattu en Europe dans l'armée de George Patton pendant la Seconde Guerre mondiale, devient vendeur représentant en meubles. Sa mère a travaillé dans les usines aéronautiques de Wichita en 1941 pendant la guerre puis est devenue employée de banque. La famille Dunham déménage sans cesse, à la recherche de travail. Ils habitent successivement la Californie, le Kansas, le Texas, l'État de Washington avant de partir pour Hawaii en 1969. Stanley Ann y suit des études d'anthropologie à l'université d'Hawaii quand elle rencontre Barack Sr.

Par son grand-père maternel, Barack Obama a du sang cherokee. Selon les affirmations de Lynne Cheney à la télévision le 17 octobre 2007, Barack Obama aurait aussi une ancêtre commune avec le vice-président Dick Cheney : une Française, à la 8e génération. Il compte d'autres ancêtres français, originaires d'Alsace, Christian Gutknecht né en 1722 et Maria Magdalena Grünholtz, tous deux nés à Bischwiller,. Il a également des ascendances anglaises, néerlandaises, allemandes et irlandaises. Un de ses arrière-grands-pères a émigré du comté d'Offaly en Irlande, au XIXe siècle.

Les parents de Barack Obama se marient en 1960. En août 1963, son père vient d'être accepté à l'Université Harvard et il part seul pour le Massachusetts car il est incapable de subvenir aux besoins de sa femme et de son fils. Le divorce sera prononcé en janvier 1964. Diplômé en économie en 1965, le père de Barack Obama repart ensuite au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue dans le gouvernement kenyan de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé, boycotté, il sombre dans la misère et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982. Son fils ne le revoit qu'une seule fois.

Stanley Ann Obama se remarie ensuite avec un étudiant originaire d'Indonésie et la famille emménage à Jakarta où naît Maya, la demi-sœur de Barack Obama de neuf ans sa cadette. Barack vit 4 ans, de 1967 à 1971, en Indonésie. Lors de la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste néo-conservateur Daniel Pipes affirme qu'Obama aurait été un musulman pratiquant durant sa jeunesse en Indonésie. Barack Obama raconte quant à lui avoir été scolarisé deux ans dans une école publique puis deux ans dans un cours catholique. Dans le dossier d'inscription à l'école publique, il aurait choisi parmi les 5 religions proposées, celle de son beau-père musulman. À l'âge de 10 ans, il retourne à sa demande à Honolulu pour vivre chez ses grands-parents maternels, un couple modeste. Titulaire d'une bourse, il est scolarisé à l'école Punahou, une prestigieuse école privée d'Hawaii. En 1974, sa mère, séparée de Lolo Soetoro, son second époux, le rejoint avec Maya et suit un troisième cycle d'anthropologie. Maya définit l'éducation que sa mère donne à ses deux enfants d'« idéaliste et exigeante ». Trois ans plus tard, elle retourne en Indonésie dans le cadre de ses recherches universitaires mais Barack Obama refuse de la suivre. Plus tard elle travaille pour la fondation Ford et le développement du micro-crédit. Elle meurt en 1995 d'un cancer des ovaires.

Études

Après le lycée, Barack Obama étudie deux ans au Collège occidental de Californie puis il entre à l'Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en science politique et en relations internationales.

Il commence une carrière professionnelle à Chicago comme analyste d'affaires d'une grande compagnie financière. En 1984, il choisit de travailler comme animateur social dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville. Il devient adjoint de Jerry Kellman un travailleur social chrétien, membre d'un réseau d'églises progressistes. Jusqu'en 1987, Barack Obama, surnommé « Baby Face » par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s'organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l'ouverture de bureaux d'embauche ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. C'est durant cette période que Barack Obama, élevé sans religion, se rapproche de l'Église unie du Christ, dirigée dans le quartier par le pasteur Jeremiah Wright et se convertit au christianisme.

Obama quitte Chicago en 1987 pour trois ans afin d'étudier le droit à la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School) à Boston dont il sera diplômé magna cum laude. En 1990, il y devient le premier métis (noir et blanc) rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, élu face à 18 autres candidats.

PS : Barack Obama raconte son enfance dans son autobiographie "Les rêves de mon père".

(*) L'origine du krach d'octobre 1987 avait deux causes  1/ les importantes et brutales fluctuations du dollar au milieu des années 1980
un mécanisme d'immunisation des portefeuilles, dit portfolio insurance en anglais, très en vogue à l'époque, destiné à réduire les risques mais que sa généralisation transforma en système vicieux.  2/ les systèmes automatiques d'achats et de ventes d'actions (program trading) relativement neuves à l'époque, qui ont amplifié et accéléré le plongeon des cours.

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